Les Oscars ?
No comment …
Qui a dit : Il l’a fait parce que personne ne lui avait dit que c’était impossible … ?
Merci Ivan …
- hollywood devant oscar fvrier 2011
- hollywood red carpet fvrier 2011
No comment …
Qui a dit : Il l’a fait parce que personne ne lui avait dit que c’était impossible … ?
Merci Ivan …
NA WEWE
L’album photos d’un aveugle.
Un objectif, une focale, un angle de vue, une profondeur de champs, un zoom, un grain mais pas d’images.
Préambule/ Point de vue :
Il y a quelques années, sous les conseils d’un ami avisé, je lis (ou plutôt, j’écoute) le livre "Neige" de Maxcence Fermine.
J’y découvre non pas que les aveugles vivent la couleur, je le savais déjà, mais bien que les orientaux ont développé une forme artistique étonnante : le Haïku. Des petits poèmes imagés très courts et soumis à des règles fort strictes.
Ce superbe livre m’amène plein de réflexions.
Un haïku ne serait-ce pas un peu un titre d’un journal qui doit tout dire en peu de mots ?
Pas vraiment. Ne serait-ce pas les cinq premières minutes d’un film quand les personnages, les lieux, les temps et les intrigues sont posées ?
non plus. … Ca y est, j’ai trouvé, c’était si simple : un haïku est une photographie. Un instantané, un flash sur un moment qui a un avant et qui amène un après. Magique. Inspirant.
Une porte que je croyais définitivement fermée se rouvrait. Moi qui avais toujours été un amateur de photographies et d’images, moi qui avais enterré définitivement mon cher Nikon après l’accident dans lequel j’avais perdu la vue, je pouvais retrouver mon hobby . Prendre des photos, dessiner, fixer le beau.
C’est donc armé de mon dictaphone et de mon PC que je me suis relancé à travers bois, nature, paysages, visages, êtres, formes, pour faire miens des instants , des émotions, des couleurs, des noirs et des blancs. Oui, un aveugle peut prendre des photos. J’ai retrouvé une de mes passions de jeunesse.
Fermez les yeux, écoutez mes images. Lisez mes albums photos.
J’ai pris mon appareil sur le tournage de NA WEWE…
Jean-Luc
Sommaire : L’album du film / Le making off / Photos de l’équipe
1. L’album photos du film
Appareil NIKON JLP2009 Objectifs macro 28-200
Film FUJI color 100 ASA légèrement sous-texposé flash sur peaux noires vitesse 125 et plus
ou film Illford noir et/ou blanc, pas de différences
Format : Haïku 5 7 5 libre 5 dimensions mat ou brillant selon
Merci à Willy pour la pellicule.
vert rouge vert poussières
un mini-bus roule vers
rouge vert sanguinaire
au mauvais moment
ils étaient tous là las d’être
au mauvais endroit
un tas de haines
machette tue viole torture
cache ses blessures
regards peurs terreurs
images du silence
peaux frissons sueurs
grand égal méchant
et petit égal gentil
toi t’es quoi t’es qui
femme de couleurs
à la colère noire
aux larmes blanches
tendre vieillesse
bibliothèque en trois pièces
profonde sagesse
né nez droit
né nez épaté
né nez de quel nez
elle n’est rien de rien
rien du tout un peu de tout
deux fois rien Un tout
l’étendard des races
fin tissu de sentiments
flotte selon les vents
Maman Africaine
Maman protège Maman couve
Maman je t’aime
petit à Kalach
son coeur brisé joue et danse
petit t’as quel âge
coupable innocent
caché derrière quelques chants
un enfant attend
à gauche la vie
à droite la mort la nuit
partout l’absurdie
afrique aux aboies
l’europe passe s’efface se lasse
et se cache cash
un une Nawéwé
nous sommes tous des Nawéwé
des humains à être
2. Le making – off
sous-titres en Braille
absence totale d’images
le Cinéma s’ouvre
departure hall ten
vol KGL Bjm
le ciel s’offre à nous
deux amis s’embrassent
cinéma et cicité
grâce de l’amitié
de beaux sourires
sont un appel aux cachets
format passeport
sur son écran noir
il se fait son cinéma
un rêve en soi
une histoire deux mots
font des seigneurs d’un plateau
un rêve plus haut
hutu tutsi twa
noirs wallons blancs ou flamands
tous en rient et toi
la photo est floue
elle était pourtant si belle
à vous rendre fou
mal vécue hier
bien jouée aujourd’hui
l’horreur vit sa vie
le plateau pleure
dire que nous avons fait ça
pleure dans mes bras
il y a des jours
des jours qui font une vie
des jours qui fondent
sa dédicace
est larmes douleurs et cris
je n’ai qu’un merci
courbettes et micros
un officiel discourt
courbette un peu trop
des rebelles chantent
la haine la mort l’horreur
des rebelles passent
fauteuil en osier
quid entre Emmanuelle
et Marlo brando
et toi le rasta
c’est mou t’es où tu fais quoi
enfin tu enfumes
conteur Rebelles
profs élèves enfants mamans
sont briques et ciment
minutes magiques
chuuut écoutez inspirez
le silence respire
dix mètres de tables
dix mètres coulent de rires
une rue de plaisirs
il regarde trop haut
sous la misère les guenilles
bat tant de beau
quand l’Afrique rit
têtes tournent fêtes dansent
et l’Afrique rit
tu vois l’école
j’y serai en septembre
la guerre est cendres
elles l’appellent papa
papa de qui et de quoi
papa de tout ça
d’une gâterie
l’hôtesse crée une rêverie
vol au paradis
happy end ou pas
le suspens est dans la salle
t’as aimé t’aime pas
sans flash sans ASA
un coeur peut photographier
émotions gardées
3. PHOTOS DE L’EQUIPE EN ACTION
sourire malicieux
que la colline se déplace
l’équipe se dépasse
par tout jour elle suit
sous la bâche elle porte elle jouit
une femme épouse
sans plumes il écrit
sans voir il photographie
chat ou vers de terre
présente ou pas
elle aime elle donne des ailes
je sais tu es là
j’attends mes factures
il crie il gueule il aime
j’attends mes factures
méditation zen
silence action moteur zoom
DJ zen zoom zouk
feilloos flitsend oog
hART van een bruggenbouwer
voorwaar in de roos
de tous ses sens
il prend il capte il change
de ces mots les sens
il lui tend la perche
car les sons sont son essence
leçon de bon sens
un crâne rasé
torse brûlé sans pitié
ose s’excuser
reflet gentillesse
eclaire en tendresse
akuna faiblesses
entre deux papiers
pour être là pour ça
il a tout laissé
tous rient noir blanc jaune
tu connais la dernière
le para n’rit pas
organisation
régie des eaux des hommes
une Amstel pression
micro caméra
derrière ça elle ne dit rien
mais n’en pense pas moins
un fils attentif
cherche sa peau sa place son âge
vit son héritage
bordel j’installe
si tout va mal tout va bien
bordel je gère
toujours en chansons
elle fait danser les plus hauts
toujours enchantés
le monstre a peur
et si mes enfants me voient
je ne suis pas comme ça
l’enfant étudie
ami de tout il apprend
Sera Président
sous l’engin il croule
sous le soleil il sue
son rêve est en vue
un fil une prière
habille de lumière
et nous fait pères
moi je suis le Twa
le chien qu’on chasse qu’on n’aime pas
et comment ça va
elle pleure elle a peur
être acteur est son bonheur
métisse en fleur
elle a tout donné
Purceline est un hymne
maman adorée
il n’a rien dit
il ne parle que kirundi
on a tout compris
bonjour le cuistot
amène ton fou fou ta joie
et toit tu bois quoi
électro déco
prod run casting machino
que des héros du beau
soutien anonyme
à buts aminitaires
Sophie sera là
souriez Cheeese clic !
vous êtes tous beaux belles soleils
merci pour toutclic !
Vous avez reconnu : Ivan, Brigitte, Jean-Luc, Antoinette, Frédéric, Guy, Bart, Philippe, Ludo, Fred, Antoine, Anton, Renaud, Didier, Isabelle, Julien, Jean-Luc K, Sybille, Ismaël, Jérôme, Eddy, Régine, Joseph, Ornella, Purcheline, Floris, Cyprien, l’équipe, Willy … et tous les autres que je salue. Merci.
Jean-Luc Pening
Août 2009
Copyright Tous droit réservés
Avril 2010
Le court-métrage "Na wewe" auquel j’ai participé activement en tant qu’auteur et conseillé est fini. L’avant première a eu lieu à Bujumbura le 1er avril en présence de hautes autorités. La première aura lieu à Bruxelles le 25 avril.
Un film humain lanceur de débats. Une nouvelle approche du mentorat ?
Pour plus d’info : www.na-wewe.com
Mai 2010
Les premières burundaises et belges de Na wewe se sont très bien passées ! Quel accueil ! Le 1er avril, juste avant la première burundaise il y a eu un gros orage et … 3 arc-en-ciel. Un signe ? Moi qui avais un peu peur des réactions du public et des autorités burundaises, tout s’est très très bien passé et même mieux ! Ouf !
– Un superbe article dans le journal "Le Soir". Merci Philippe.
– Le court-métrage NA WEWE dont je suis l’auteur est sorti ! Une fabuleuse aventure humaine avec Ivan Goldschmidt et des dizaines et des dizaines de collaborations est sorti. Il ressoit même le prix du public au premier festival (Bruxelles) auquel il participe…
Un aveugle qui fait du cinéma ? Rien n’est impossible dans cette vie ? …
Et si vous écriviez et réalisiez votre propre scénario de vie professionnelle ou personnelle ??? Moteur, … Action !
Juin 2010
Je dévore les livres d’André Comte Sponville. Il enreichit et met en forme mes pensées et mon approche du coaching.
Février 2011
L’inimaginable s’est bien produit. Avec Ivan, Brigitte et mon épouse, nous avons foulé le tapis rouge des Oscars à Hollywood. NA WEWE a été nominé, mais c’est un réalisateur américain qui a eu le prix, peu importe , on y était. Une nomination signifie tout simplement que Na Wewe a fait partie des 5 meilleurs courts de l’année sur ;.. plus de 10000 candidatures.
Une preuve que rien n’est impossible !!! Qui aurait pu imaginer un tel parcours ?
Mars 2011
Je suis une formation en animation de téléclasses à Coaching de Gestion. J’apprends à animer des adultes et me prépare à animer des téléclasses dans la même école dès septembre en tant que Coach Leader.
Encore une opportunité de développement à saisir.
Juillet 2011
Je pars au Rwanda présenter NA WEWE à un festival. Moi qui craignais que le film soit mal perçu par les Rwandais, il est accueilli avec enthousiasme. Nous recevons 2 prix, ça fait le 21 ème prix international. Belle revanche aussi pour Antoinette, mon épouse qui, en tant que métisse rwandaise, a vécu le rejet quand elle était petite. Ce soir elle est sur scène et le public applaudit …
Une preuve incontestable que l’humour est universel et qu’il fait part entière de notre humanisme.
Août 2011
Je lis "Le rire du Cyclope" de Bernard Weber. Oui le rire est le propre de l’homme. Sans humour nous ne pouvons pas être humains. Je redécouvre bon nombre de blagues philosophiques pleines de sagesses… A partager autour d’une table.
Mars 2010
Lors de mes nombreux échanges avec Yves Richez, je lui ai dit que je doutais de ma capacité à coacher des chefs d’entreprises. Voici sa réponse. De quoi m’interpeller.
"Cher Confrère,
C’est fou, imaginez un aveugle qui rencontre un chef d’entreprise. Ce dernier lui dit :"que pourriez-vous faire pour moi, car moi je veux de la rentabilité, du résultat et vous… Enfin vous voyez…" l’aveugle avec un air malicieux : "non je ne vois pas… Et vous que voyez vous de votre vision, que voyez-vous de vos rêves d’entrepreneur. Ce que j’entends c’est votre attirance pour les chiffres, étrange que vous ne soyez pas devenu prof de math…" le dirigeant "vous vous moquez de moi ?", l’aveugle toujours malicieux "cher monsieur, que je vous taquine certes, mais me moquer… Toutefois, j’ai une question, qu’avez-vous perdu en route qui fasse que vous rattrapiez aux chiffres…"
Vous vous sous-estimez cher Confrère, ou du moins, vous cultivez l’illusion -très drôle pour un non voyant- que pour accompagner il faut connaître… NON !!!! Pour accompagner, il faut juste se mettre à côté de l’autre en même temps que lui et en cours de route, lui demander la raison pour laquelle, par exemple, il met systématiquement le pied dans le caca, ou, alors qu’il pourrait remplir sa gourde d’eau fraîche lorsqu’il le peut, il attend que la gourde soit vide… L’accompagnant regarde la réalité, le coach de quoi que soit regarde la vérité et se demande s’il la maîtrise entièrement pour pouvoir se positionner…"
… De quoi mettre un coach en action. Merci Yves.
Février-mars 2010
Suivi des ateliers de coaching organisés par Ghyslain Lévesque qui fait du coaching de coach sur la définition du coaching. Excellente remise en question !
Du octobre 09 à janvier 2010 et plus
Dans le cadre d’un Coaching club, nombreux échanges avec des coachs hors normes comme Ghyslain Levesque, Jean-Pierre Békier et Marcel Gemme. J’en ressors enrichi avec des outils nouveaux, une définition de mon coaching renforcée, une approche plus que constructive des émotions. Merci à eux.
Action : Continuer les échanges constructifs.
Nombreux échanges aussi avec Yves Richez. Je refais complètement mon site et revois ma présentation.
15 Janvier 2010
Il y a peu je suivais une émission radio consacrée aux jeunes. Le thème du jour : les jeunes et le handicap. Une émission faite de témoignages. Cette fille atteinte d’une maladie qui la rend aveugle, ce jeune dans une chaise roulante après une soirée entre copains, ce jeune délinquant devenu un homme après sa chute sur des rails de chemin de fer et le passage d’un train qui lui a coupé les deux jambes…
Des témoignages forts, très forts. Mais des témoignages portés par des voix pleines de joies, de dynamisme, d’ambitions et même d’optimisme…
Quelle leçon.
Une émission dont on sort en pensant : waoow, bravo les jeunes … Bravo la race humaine.
Quinze jours plus tard, même émission, sur les jeunes "normaux" en pleine santé.
Et là j’entends parler adolescences mal vécues, conflits intergénérationnels, dépressions, drogues, suicides…
J’en ressors triste, très triste.
Quelle différence entre les tons de ces reportages.
L’accident, la maladie n’arriveraient-ils qu’aux personnes aux potentiels hors normes, seules capables de surmonter les pires difficultés de la vie ?
Ou cela arrive à tout un chacun et c’est le fait de devoir affronter l’inacceptable qui les fait devenir si exceptionnels ?
J’opte pour la deuxième solution.
Ma réflexion : c’est donc dans le défi, dans l’affrontement des obstacles les plus insurmontables que l’homme (jeune ou moins jeune) trouve sa force, son épanouissement, la pleine expression de son potentiel ? N’y a-t-il pas moyen de s’épanouir sans devoir passer par le pire ? Comment faire ?
Actions :
– Ne pas attendre le pire et oser.
– Se donner des défis, affronter les obstacles infranchissables. On n’en sort que grandis, enrichis, bien dans sa peau.
– Ne pas oublier de regarder le beau et ne pas attendre d’avoir un accident pour le voir et le vivre.
Quelle année que l’année 2009. J’obtiens ma certification de coach professionnel après 2 ans de formation et je pars au Burundi avec Ivan Goldschmidt réaliser le rêve le plus fou : tourner le film Na Wewe dont j’avais écrit le scénario deux ans auparavant.
Je découvre le cinéma « l’art de la rencontre » …
Mon témoignage d’après-tournage à retrouver sur www.na-wewe.com
Nawéw, Témoignage d’après tournage
de Jean-Luc Pening Responsable bordel
Comment j’ai vécu le tournage et l’aventure Nawéwé ? Trop de choses à dire. Tout s’est enchaîné si vite, si bien, si naturellement presque. Et puis un jour on s’assied et on remarque que là où il n’y avait rien, une montagne est apparue. Une aventure ? Un chemin de bonheurs intenses.
Je commencerais par reprendre à peu près le discours que j’ai fait lors du cocktail de fin de tournage organisé au Burundi en présence de 150 personnes qui toutes avaient, directement ou indirectement, pris part à l’aventure :
"J’espère que vous vous rendez compte de l’importance, pour moi , de ce moment.
Il y a presque quatorze ans jour pour jour (le 24 août 1995) ma vie s’arrêtait à quelques kilomètres d’ici. Ce jour là je croyais enterrer définitivement mes rêves, ma vie, ma moto, mon tennis, mes voyages, mon travail d’agronome, mes appareils photos, la caméra qui me permettait de suivre mes enfants, tout …
Et puis la vie a repris son cours. Tout doucement.
Une vie faite de rencontres, de petits cailloux qui font des briques, de briques qui font des maisons, de maisons qui font des hommes …
Rencontre avec Jérémie qui m’a ouvert les portes de la musique, rencontre avec Jean-Luc K et la création de Menya Media, rencontre avec la petite timide Sybille devenue une grande dame, rencontre avec Bernard qui m’a ouvert au coaching, et retrouvailles avec Ivan qui m’a ouvert les portes du cinéma … un comble ! Et puis rencontre avec vous tous et partage intense durant cette semaine de tournage.
alors je tenais à profiter de cet instant pour remercier mes parents qui m’ont donné la vie, pour remercier mon épouse et mes enfants qui ont donné un sens à ma vie et pour vous remercier vous tous pour m’avoir prouvé que la vie peut être belle …"
Je terminais en exhortant tous les burundais à continuer à construire la paix, à vivre dans l’amour et à continuer à déplacer les montagnes et les collines.
Comment ne pas sortir touché, grandi et profondément transformé de l’aventure Nawéwé quand …
Quand un ami perdu de vue depuis des années et devenu réalisateur de renom, vous dit : "ton scénario, Jean-Luc, je le tourne "?
Quand vous arrivez timide et un peu inquiet dans le bureau du ministre de la culture du Burundi et qu’il vous dit : "Jean-Luc, tu es à la maison" ?
Quand, au départ d’un petit écrit, vous voyez un monde se mettre en branle dans le plaisir et l’enthousiasme ?
quand des routes se bloquent, que des autorités se mobilisent, que des micros se tendent, que des hommes et des femmes croient en vous ?
Quand Ivan vous prend par la main et vous intègre aux exercices de préparation des acteurs, qu’il vous demande votre avis sur tout alors que vous ne connaissez rien ou que les acteurs vous demande conseils sur ce qu’ils doivent dire ?
Quand Purceline, après avoir fait pleurer tout le plateau, vient vers vous et vous dit : "Jean-Luc, ça c’est ma dédicace" ?
Quand il y a toujours , à tout moment, un bras, un mot, un merci pour vous accompagner, pour vous guider?
Quand Yvette vous dit, les yeux qui pétillent (ça fait du bruits les yeux qui pétillent) : "J’ai réalisé mon rêve, je me suis toujours dit qu’avant de mourir, je devais vivre un plateau de cinéma " ?
Quand Eddy, le machino qui ne dit jamais rien et qui croule sous le soleil et le poids de la caméra, vous dit, le sourire aux lèvres (ça fait un bruit fou un sourire aux lèvres) : "Ca va très bien" ?
Quand renaud, le comédien professionnel belge qui a fait pisser de rire toute l’équipe pendant tout le tournage, vous amène presque tendrement dans les bananiers pour un besoin naturel?
Quand vous entendez autour de vous tout ce monde qui vit, qui dialogue, qui partage ses douleurs, qui parle de l’absurdité de cette guerre ? "Et dire que nous avons fait ça !"
Quand les Mamans africaines (avec un grand M) qui ont participé à l’aventure avec amour et passions vous appellent "papa" ?
Quand vous vous retrouvez le soir dans un séminaire avec des hutus, des tutsis, un prince, des anciens rebelles, des flamands, des wallons, des français,des métisses tous et toutes en train de chanter, danser et rire ensemble sur des tambours et une vieille guitare ?
Quand vous vous retrouvés invité par toute cette équipe autour d’une table qui fait la longueur d’une rue d’un quartier populaire à manger des mitchopos et à boire une Primus chaude ?
Quand, lors d’un petit discours devant tous ces gens, vous avez envie de leur dire "je vous aime" et que vous n’y arrivez pas ?
Quand , le dernier soir, Ludo vient vous voir et vous avoue que lui et Philippe ont tout fait tous les jours du tournage pour que le son soit parfait pour vous "comme c’est tout ce que tu verras du film, il fallait que le son soit parfait" ?
Quand Sugar, le jour du départ, vous dit : "il y a des moments importants dans la vie, celui que je viens de vivre m’a fait mûrir" ?
Quand vous voyez qu’un projet de formation va donner des suites concrètes au film et que Sybille part à l’IAD en Belgique pour une formation en production ?
Et même quand une hôtesse vous offre, dans l’avion du retour, "une petite gâterie" sous forme d’une bouché Côte d’Or ?
Quand vous voyez des hommes comme Ivan, Alec, Jérémie et tous les autres suer (ça fait du bruit la sueur qui coule) pour arriver à un produit parfait "que ce soit comme tu aurais aimé que ce soit" ?
Et quand … ?
Et quand … ?
Comment ne pas en ressortir grandi et comblé ?
Merci Ivan, merci à toutes et tous, merci à toutes et tous, merci.
… Et, d’après Ivan, ce n’est pas fini … Je m’attends au pire !
Jean-Luc
1er mars 2010
Excusez-moi si je reviens en arrière. Je vais reprendre les partages publiés sur mon précédent site avant d’actualiser le présent blog régulièrement.
Ci-joint mon premier article publié dans le Bulletin des Coachs. Publication de l‘institut Coaching de Gestion du Canada.
Article intitulé : Le poisson rouge. Un conte de Noël ?
Pour le lire, n’oubliez pas de mettre votre maillot.